_Maxime est tout simplement attachant. Il est loin de tout, aime faire du skate huit heures par jour,
Il bouffe du rail, et quand on lui dit de prendre des boards pour le tour, il prend juste quelques paires de chaussettes. Il a une faculté certaine à être perché, répondre à coté, oublié ses affaires à l'hôtel, vous faire faire le détour le plus long au moment où tout le monde veut rentrer, garde les mêmes vêtements pendant toute la tournée, et ne décide de se doucher que lorsque vous venez de vous endormir.
___ Maxime, c'est un peu une crême, Il est né avec le don de tout pouvoir skater en rentrant tout, tout de suite, mieux que tout le monde et sans jamais se faire mal.
C'est vraiment impressionnant,
Max est bourré de qualités : il est généreux : "vas-y Max, ça fait une semaine qu'on te paye tout, tu pourais payer un barquette de frites à Damien !" ; il a les pieds sur terre : "c'est plus dur de le faire que de ne pas le faire !" (après switch ollie front sur 12 marches), "putain, je viens de perdre 5 euros, j'aurais pu tenir une semaine avec ça !".
Un pote du Charles Colet, un amateur de Corey Duffel, à prononcer avec un "u", et il est en permanence affublé de son Levi's noir moulant, et d'un cuir suranné.
Il étais à fond pour faire un back lipslide sur le rail de l'hôtel de ville de Lyon, mais la trentaine de spectateurs, les kids, les pros, les badaus ont eu raison de stress, et on a bien cru le perdre lorsqu'il s'est enroulé autour de la bitte qui se trouve à la replaque du spot...
Une heure après, toujours clausicant, il était capable de faire des fifties sur le fin ledge de la bibliothèque, comme si rien ne s'étais passé, Il y a aussi le skate-park, c'est là que Maxime apprend ses tricks, entre les flip front et autres flip shifty, il va tenter et rentrer des over-crook et autre back nose-blunt en quelques essais, en précisant qu'une heure avant il ne savait pas le faire... Max c'est un peu Steve Estatoff, il vient de Grenoble et c'est la nouvelle star.